LAAFI BALA du CREM

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mardi 4 décembre 2007

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=LAAFI BALA=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

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=-=-=-=-=-=-=-=-=-SOMMAIRE=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

VIDEO

=-=-=-=-COMMENT FINANCE T-ON CELA???=-=-=-=-=-=

Afin de financer notre projet, nous réalisons de multiples actions dans la région Poitou-Charentes.

1. Actions réalisées l'année dernière et reconduites cette année
- Ventes de gâteaux réalisées par nos soins dans l’enceinte de la faculté. Par le biais des ventes, nous faisons également découvrir notre projet aux étudiants en médecine.

- Vente d’artisanat burkinabé au mois de décembre dans les marchés de Noël de Poitiers.

- Vente de «Photos souvenirs» : en juin, nous avons photographié les étudiants reçus au concours de PCEM1 lors de la cérémonie des choix (entre kinésithérapeute, sage femme, dentiste ou médecine). A la rentrée, nous avons vendu les photos aux étudiants.

- Vente de croissants à domicile : nous sollicitons les poitevins en leur proposant de leur livrer des croissants le dimanche matin. Cette action permet de faire découvrir notre projet à un plus large éventail que le milieu étudiant et médical.

- Emballage cadeaux durant les mois d'octobre, novembre et décembre dans un magasin de Poitiers (King Jouet) pour récolter des fonds. Elle permette également de sensibiliser un plus grand public à notre projet.

- Organisation de soirées (par exemple, soirée percussion) afin de récolter des fonds tout en s'amusant.

- Organisation d'un concours de belote dans le Restaurant Universitaire Rabelais, avec en même temps une exposition sur le Burkina et sur notre projet, ce qui a permis de sensibiliser un grand nombre d'étudiants à notre projet.

- Organisation de plusieurs expositions au sein de l’université ainsi qu’à l’extérieur afin de faire découvrir notre projet et la situation au Burkina Faso.

- Participation à des concours qui récompensent les jeunes pour leurs initiatives humanitaires : Fondation de France, Envie d’agir, concours de la Caisse d’Epargne, course solidaire, concours de l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), etc.

- Demandes de subventions Ces actions ont portées leurs fruits l'année dernière, nous avons donc décidé de les renouveler cette année.

2. Nouvelles actions envisagées pour l'année 2007-2008

Organisation d'un concours de poker, une fois par mois, dans le RU Rabelais.

«Photos de promos» : nous aimerions photographier les différentes promotions des étudiants en médecine, afin de revendre ensuite les photos aux étudiants.

Opération bol de riz dans une école : tout en gardant l’esprit de sensibilisation auprès des plus jeunes, nous souhaiterions que les enfants acceptent de troquer leur ticket de cantine contre un bol de riz pour leur déjeuner. La différence serait reversée à notre association.

SOLILAND est le premier portail sur Internet en France qui vous permet de financer l’association CREM Laafi Bala à travers tous vos achats sur Internet chez les plus grands marchands du web et sans dépenser plus ! Le site propose un système innovant où tout le monde trouve son compte : les associations collectent des fonds sans frais de collecte, les internautes réalisent des dons grâce à leurs achats mais sans dépenser plus, et les marchands sur Internet participent à cette démarche éthique en reversant une partis de la somme à l'association que vous avez sélectionnée.




                        

dimanche 2 décembre 2007

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=Presentation=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

La commission SIED Solidarité Internationnale Education au Developpement

Pour la Solidarité Internationale et l'Education au Developpement,

- nous organisons des événements ponctuels comme la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, du 11 au 13 mars sur le campus universitaire de poitiers; le 25 avril dans la ville de Poitiers, avec toutes les facultés de médecine de France. Les fonds sont reversés à l’institut Pasteur pour la recherche d’un vaccin.

- depuis 2005, nous participons activement au financement de l’association Vivr’APED au Burkina Faso avec le projet Laafi Bala.



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Depuis 5 ans, des étudiants en deuxième et troisième année de médecine s’investissent pour le projet humanitaire au Burkina Faso, en partenariat avec l’association burkinabée Vivr’APED (Association pour la Protection des Enfants en Danger).

Ce projet porte le nom de Laafi Bala, ce qui signifie tout va bien en burkinabé.

                        

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=Le Burkina Faso=-=-=-=-=-=-=-=-=-=


Généralités

Le Burkina Faso est situé au Nord-Ouest de l’Afrique. Sa population compte environ 11 millions d’habitants, regroupant une soixantaine d’ethnies. Enclavé au cœur du Sahel, c’est un pays pauvre, souvent aride, sans débouché maritime. La capitale est Ouagadougou.

Ressources et économie

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde : le revenu brut annuel par habitant s’élève à moins de 300 euros. Il ne possède aucune ouverture maritime, ce qui le prive d’échanges commerciaux, du tourisme, de la pêche. Environ 90% de la population travaille dans l’agriculture, domaine hautement vulnérable aux variations pluviométriques

Population

L’espérance de vie est d’environ 47 ans : la population est essentiellement jeune, les moins de quatorze ans représentent 52% de la population. D’autre part, la situation sanitaire du pays est caractérisée par un taux de mortalité infantile particulièrement élevé (106 pour 1000).

Santé

Il existe une recrudescence du VIH (7% de la population). La principale cause parasitaire de mortalité est le paludisme, suivi des épidémies de rougeole, choléra, méningite mais aussi des diarrhées et du tétanos : autant de maladies qui sont prévenues et/ou traitées en France. Face à l’ampleur de l’épidémie du VIH qui faisait rage au Burkina Faso (7,2% de séroprévalence en 1997), le gouvernement burkinabé a réagi en considérant ce fléau comme priorité nationale. La capitale, Ouagadougou possède deux hôpitaux : l'hôpital pédiatrique Charles De Gaulle dont la création à été financé par le conseil général de la Vienne et l’hôpital Yalgado qui fonctionne au départ avec Vivr’APED. Bobo Dioulasso constitue la deuxième ville du pays, avec seulement un seul hôpital. Faute de moyens, celui-ci ne peut accueillir l’ensemble des personnes se présentant aux urgences.

Scolarisation

Le taux d’alphabétisation représente 36% de la population totale. Seuls 18% des garçons et 8% des filles sont scolarisés. Le faible taux de scolarisation entraîne des lacunes dans les domaines de l’hygiène, de la scolarité, de la nutrition, de la communication.

Partenariat avec ce pays

Le Burkina Faso est le premier pays avec lequel la France a signé un document-cadre de partenariat (DCP) portant sur la coopération institutionnelle, sociale et économique et sur l’intégration régionale, pour la période 2000-2005. Le document-cadre de partenariat 2006-2010, signé le 2 juin 2006, vise à recentrer notre coopération sur trois secteurs : infrastructure, eau et assainissement, éducation de base, promotion de la francophonie et liens culturels.

                        

=-=-=-=-=-=-=-=Naissance du projet=-=-=-=-=-=-=-=-

Décembre 2003 : Création de la Commission Solidarité Locale et Solidarité Internationale (SISL) au sein du CREM.

2004 : Cécile Hummel, responsable de la commission SISL à ce moment là, recherche un partenariat avec le Burkina Faso. Elle rencontre une française qui aide l'association Vivr'APED et prend alors contact avec eux.

2005 : Mission exploratrice : Départ de deux étudiantes en 3ème année de Médecine (Cécile Hummel et Julie Boulay), pendant 3 semaines à Ouagadougou, dans le but de rencontrer Vivr’APED, de vérifier sa fiabilité, d’observer son mode de fonctionnement, de cerner ses besoins et ses difficultés. Suite à ce voyage, création du projet Laafi Bala au sein de la commission SISL du CREM.

2005-2006 : responsable du Projet Virginie Linlaud Financement de scolarisations, d'hospitalisations et d’un interne en médecine dans l'ambulance de Vivr’APED.

Eté 2006 : Départ de 10 étudiants au Burkina Faso pour aider l'association et vérifier son bon fonctionnement.

2006-2007 : Responsable du projet Céline Minot Financement de scolarisations, d'hospitalisations et d'une infirmière dans l'ambulance de Vivr’APED.

Eté 2007 : Départ de 9 étudiants au Burkina Faso et vérifier son bon fonctionnement.

2007-2008: responsable du projet Marine Grosset (VP) Blandine Aupy (Trez) Alice merceron ( chargée de la Communication) ... Le projet Laafi Bala grandit s'organise et organise des reunions pour remettre en permanance en cause nos actions au Burkina Faso . le but, ne pas tomber dans l'assistanat.

Eté 2008 depart au Burkina de 8 étudiants en médecine

nous avons pris contact avec : OMS, ministére de la santé, centre contre la tuberculose, centre contre le paludisme.

                        

-=-=-=-=-Notre partenaire local=-=-=-=-=-=-


Cette association burkinabée existe depuis 2000 et lutte pour la protection et la promotion des droits des enfants. Nous travaillons en partenariat avec elle depuis maintenant depuis 3 ans.

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Origine de l’association L’association a été créée en décembre 2000 par Madame Janet Portiche sous le nom de « SAMU social ». En 2003, l’association prend le nom de Vivr’APED (Association pour la Protection des Enfants en Danger). Mme Portiche est la femme de l’ex-ambassadeur de France au Burkina Faso. Le siège de cette association se trouve à l’Hôpital pédiatrique Charles de Gaulle à Ouagadougou.

Population ciblée La population cible de cette association est : enfants de moins de 18 ans, vivants dans la rue, orphelins, infectés ou affectés par le SIDA, le paludisme, la tuberculose, malnutris, en situation de danger physique ou psychologique, nécessitant une intervention médico-psycho-sociale en urgence, en vue d’assurer leur survie et de restaurer les conditions nécessaires à leur vie.

Objectifs de cette association

Les maraudes:

Une équipe mobile à Ouagadougou et une à Bobo Dioulasso assurent des maraudes : ce sont des tournées dans les quartiers périphériques défavorisés où les secouristes prodiguent des soins gratuits aux enfants qui en ont besoin.
A Ouagadougou, les maraudes se font tous les jours sur 6 sites différents. Le matériel, comme les gants et les compresses, manque mais, malgré cela, les enfants sont soignés (quelques mesures d’économies le permettent comme découper une compresse en quatre pour une brûlure de 20 cm : c’est pourquoi Vivr’APED a vraiment besoin de notre aide).
A Bobo Dioulasso, les maraudes se font 3 jours par semaine, sur un seul site, avec une mobylette. L’activité de soins est très limitée malgré la demande.

L’hôpital Charles de Gaulle:

Vivr’APED finance des hospitalisations gratuites pour les enfants ayant des pathologies graves et n’ayant pas les moyens financiers de se soigner.

Le centre Renaissance

Un centre de réinsertion « Renaissance » pour les enfants des rues a été ouvert à Bobo Dioulasso. Il tente de resocialiser les enfants abandonnés ou fugueurs, en leur offrant une structure où ils peuvent manger, se laver et avoir une formation à la menuiserie, la couture et la mécanique. Le centre Renaissance permet également un suivi éducatif gratuit avec un instituteur enseignant les mathématiques, le français et les sciences.

Prise en charge des soins et suivi à domicile des enfants atteints du sida

Non seulement, Vivr’APED joue un rôle primordial sur la santé des enfants et, en outre, elle leur assure une continuité dans les soins. Elle donne un accès à l’éducation et une formation professionnelle. Elle leur apporte aussi une aide alimentaire et vestimentaire.

                        

=-=-=-=-=-=-Nos actions au Burkina Faso=-=-=-=-=-=-

1. Nos actions par l’intermédiaire de Vivr’APED

Les actions de Vivr'APED sont nombreuses et basée sur de nombreux objectifs, afin d’assurer la prise en charge globale des enfants qu’elle soigne. Nous ne participons financièrement qu'à quelques unes d'entre elles :

- « maraudes » en ambulance pour les enfants défavorisés (carburant et entretien de l'ambulance) : des équipes mobiles identifient les enfants en difficultés dans les banlieues de Ouagadougou et Bobo Dioulasso ; elles leur prodiguent des soins de base.

-salaire d'une infirmière qui participe aux maraudes et donne des consultations gynécologiques et pédiatriques pour 100 Francs CFA (15 centimes d'euros).

- 60 hospitalisations d'enfants à Charles de Gaulle : les frais d’intervention hospitalière sont totalement pris en charge pour les enfants n’ayant pas les moyens de se soigner convenablement.

- 50 scolarisations sous forme de parrainage scolaire (dans le primaire et dans le secondaire). A Bobo Dioulasso, 13 enfants sont pris en charge dans des ateliers et suivent une formation professionnelle.

- formations professionnelles pour les employés de Vivr'APED (diplômes de secouristes, permis de conduire d'un secouriste).

- constitution d'un stock de médicaments

2. Départ d’étudiants au Burkina Faso

Durant trois semaines, cet été, nous, étudiants en 3ème année, nous rendrons à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso pour aider l’association dans ses actions. Nous passerons deux semaines à Ouagadougou et une semaine à Bobo Dioulasso et serons répartis au sein des différentes branches de l’association. Les frais de transport (train, avion) sont à notre charge et ne rentrent donc pas dans le budget de l'association, sauf si le budget est positif. Le frais de logement et de nourriture sur place sont payés par Laafi Bala.

A Ouagadougou, certains accompagneront l’équipe mobile en ambulance pour aider aux soins lors des maraudes, d'autres aideront les gardes malades à l’hôpital pédiatrique Charles de Gaulle, les derniers iront à l’hôpital de Yalgado avec les assistantes maternelles. A Bobo, nous participerons aux activités du centre de réinsertion et nous y organiserons des actions : prévention (paludisme, sida, tuberculose). Celles-ci visent principalement les enfants et sont donc faites sous forme de jeux, mais peuvent toucher toute la population. aide scolaire.

De plus nous profiterons de ce voyage pour apporter des livres, jeux, vêtements, matériel médical et paramédical, des médicaments, etc. que nous comptons récolter cette année.

Notre but est de soulager le travail des bénévoles et de nous assurer du bon fonctionnement de l'association. Les informations recueillies sur le terrain permettront à notre retour d’attirer l’attention sur les situations dans lesquelles vivent les enfants. Enfin, nous profiterons de ce séjour pour découvrir toutes les branches de l’association, étudier leurs difficultés et leurs besoins pour continuer et améliorer notre partenariat avec Vivr'Aped dans les années à venir.

                        

=-=-=-=-=-=-=L'actualité de notre projet=-=-=-=-=-=-=-=

Nouvelles actions envisagées

Envoi de colis de médicaments et de petit matériel tout au long de l’année.

Durant leur voyage, les étudiants ont constaté un manque de moyens, c’est pour cela que nous avons décidé de leur envoyer des colis de médicaments. Nous avons donc pris contact avec ASF (Aviation Sans Frontière), cette association propose d’envoyer des colis de médicaments vers des pays désavantagés. Cela nous permettra ainsi d’envoyer 30 colis de médicaments par an à Ouagadougou. Pour récolter un maximum de médicaments et de matériel médical, nous allons solliciter la générosité des pharmacies du Poitou-Charentes. Toutefois, après un débat sur l’éthique de l’envoi de médicaments, nous avons décidé de n’envoyer que des médicaments indispensables (cf. liste de l’OMS) et du petit matériel médical (gants, compresses stériles, pansements, désinfectants…), afin de ne pas briser la chaîne du commerce, de ne pas envoyer des médicaments inutiles ou qui seraient mal utilisés.

Envoi de livres pour les étudiants en médecine

Les livres dans les bibliothèques universitaires étant extrêmement vieux et dépassés, nous avons envisagés d’en envoyer. Nous avons commencé une collecte au sein de la faculté et dans les bibliothèques universitaires de Poitiers.

Actions de prévention

Nous voulons également cette année, lors de notre voyage, insister particulièrement sur la prévention : d’une part, en évaluant par un « jeu question » ce que les enfants ont retenu des actions qui ont été menées précédemment sur le paludisme, le sida et la tuberculose ; d’autre part, nous voudrions également axer les nouvelles actions de prévention sur de nouveaux thèmes tels que l’hygiène et la vaccination. De façon à rendre ces séances d’informations interactives, nous avons pour projet de créer une petite pièce de théâtre sur les différents thèmes abordés.

Viabilité du projet à long terme

Cette année, la grande évolution du projet est d’avoir réussi à rendre les consultations de l’infirmière dans l’ambulance payantes, pour une somme symbolique très modeste (15 centimes d’euros par consultation). Les familles continuent à avoir le même accès aux soins, tout en se rendant compte que la santé a un prix. Notre projet reçoit donc un financement direct sur place ; notre but étant que l’association Vivr’APED soit autonome à long terme, et pas uniquement dépendante de l’argent que nous envoyons.

                        

=-=-=temoignage d'étudiants partis cet été=-=-=-=-

> Le 23 juillet 2007 : départ vers Ouagadougou à la rencontre de Vivre APED

Notre groupe, composé de 9 étudiants de 3ème année de médecine, a passé deux semaines à Ouagadougou et une semaine à Bobo Dioulasso, dans le but d’aider l’association Vivr’APED et de vérifier le bon usage des fonds reversés par le CREM (Comité Régional des Etudiants en Médecine).

A notre arrivée, nous avons commencé par une réunion de présentation avec le directeur de Vivr’APED : Alpha YAGO. Il nous a proposé un rappel de leurs activités : équipe mobile à Ouagadougou, hôpital Yalgado (hospitalisations pour les enfants, 9 assistantes maternelles y sont salariées par Vivr’APED), scolarisations, aide alimentaire et sociale aux familles atteintes par le SIDA à Ouagadougou et Bobo Dioulasso, équipe mobile à Bobo Dioulasso, centre de réinsertion Renaissance (formation professionnelle en menuiserie, coiffure et couture, cours d’alphabétisation).

Nos journées à Ouagadougou : Nous nous sommes divisés en deux groupes : cinq étudiants se rendent au service de pédiatrie de l’hôpital et les quatre autres participent aux maraudes en ambulance.

L’hôpital Yalgado : La matinée débute par une visite avec les assistantes maternelles, chargées de veiller au confort des patients, à la propreté des chambres et à leur rangement. Malheureusement, la précarité des lieux rend cette tache difficile. En effet, six à huit enfants sont dans la même chambre, sans sanitaires, sans draps, sans matériel médical. Les familles les accompagnent et dorment à même le sol. Chacun apporte ses ustensiles de cuisine car la nourriture n’est pas fournie par l’hôpital. Lors de sa visite le médecin examine chaque enfant et adapte son traitement : si la famille peut financer l’hospitalisation et les médicaments, l’enfant continue à être soigné, sinon les soins sont interrompus. Après le passage de l’équipe médicale, nous proposons des activités aux enfants dans le but de les distraire : jeux de cartes, puzzles, mikado, coloriages, collages, déguisements… L’association possède dans ses locaux une pharmacie permettant de délivrer aux enfants pris en charge des médicaments. Une partie de ces médicaments est achetée grâce aux fonds que nous versons à Vivr’APED. L’autre partie (45 kg de médicaments) est apportée dans nos bagages. Nous avons donc participé au rangement de la pharmacie Une assistante maternelle, Azara, est chargée de la délivrance des médicaments, conformément à la prescription médicale.

Les maraudes en ambulance: Nous partons de l’hôpital Charles de Gaulle le matin avec les trois secouristes, Abou, Daniel et Thomas, à bord de l’ambulance et nous nous rendons dans différents quartiers de Ouagadougou à la rencontre des enfants. Les sites sont connus des familles. A notre arrivée, les enfants se mettent en rang derrière la table que nous sortons, ils s’inscrivent et attendent leur tour pour être soignés. Le matériel médical est sommaire, les secouristes disposent de désinfectant, coton, compresses, sparadrap et crèmes antibiotiques. Les soins sont par conséquent rudimentaires : laver la plaie, la désinfecter, mettre une pommade puis faire un pansement. Nous avons constaté l’efficacité réelle des soins apportés par l’équipe des secouristes. Les enfants bénéficient d’un suivi régulier sur le long terme et la guérison des plaies est assurée. La présence de l’iinfirmièr, Haoua permet de dépister plus précocement certaines maladies, de faire de la prévention auprès des mamans, de réaliser des consultations à tarif abordable (100 FCFA = 15 centimes d’euros) et de prescrire un traitement adapté (les infirmières ont le droit de prescription au Burkina Faso).

Le centre Renaissance de Bobo Dioulasso

Lors de la dernière semaine de notre voyage nous avons séjourné à Bobo Dioulasso, capitale économique du pays. Nous nous sommes rendus dans le centre de réinsertion « Renaissance » de Vivre APED. Le centre loge et nourrit une trentaine d’enfants de la rue et tente de les réinsérer. Ils ont la possibilité de suivre une formation de menuiserie ainsi que des cours de français pendant quatre ans. Les animateurs, au nombre de quatre, tentent de les réintégrer dans leur famille, de les éduquer et d’assurer leur situation professionnelle à la sortie de la formation. Avant notre arrivée, les jeunes ont reçu leurs diplômes de fin d’étude au cours d’une cérémonie officielle. Durant la semaine passée au centre de réinsertion, nous avons organisé un projet éducatif afin de sensibiliser les enfants.

Le jour de notre arrivée, nous avons fait la connaissance des jeunes à travers des animations. Les jours suivants, nous avons travaillé sur les thèmes du sida et de la tuberculose à travers la réalisation d’un mot croisé géant, de questionnaires et d’un panneau récapitulatif. Tous les jeunes se sont investis sur le projet à leur manière.

Cette semaine nous a permis de découvrir un autre pôle de l’association. Les animateurs nous ont présenté deux nouveaux projets sur le site de Bobo Dioulasso. En effet, ils envisagent de mettre en place un commerce (kiosque à journaux, débit de boisson et épicerie) dans le but de s’autofinancer. Ce projet ambitieux nous tenait énormément à cœur et votre aide nous a été précieuse afin de le mener à terme. Nous passons maintenant le relais à une nouvelle équipe toujours aussi motivée et nous espérons que nos actions seront aussi bénéfiques à Vivr’APED. Nous avons énormément appris sur le plan humain et cette expérience restera à jamais gravée dans nos mémoires. Nous avons, durant un an, beaucoup donné de notre temps et de notre énergie et ces trois semaines au Burkina Faso nous ont donné une grande leçon d’humilité tant par nos rencontres que par nos actions.

                        

=-=-=-=-=-=-SENSIBILISATION=-=-=-=-=-=-=

Touchant les étudiants:

En réponse aux nombreuses questions posées sur notre projet l'an dernier, nous envisageons de faire des campagnes de sensibilisation à propos de l'Afrique, du Burkina Faso, etc. dans les Restaurants Universitaires (RU), à la faculté de médecine et à chacune de nos actions : comme au RU Rabelais lors de tournoi de belote, lors de soirée percussion africaine où tous les étudiants sont conviés, lors de vente de gâteaux à la faculté de médecine, lors de confection de papier cadeaux.

Voilà comment nous envisageons notre sensibilisation : 4 grands panneaux sont prévus : un sur l'Afrique, un sur le Burkina Faso, un sur notre projet, Laafi Bala, un sur le paludisme. Nous souhaiterions les afficher fin février, d’abord dans divers RU, puis dans notre faculté et pourquoi pas ailleurs !

L'an dernier, nous avons mis en place une campagne de sensibilisation sur le Paludisme et les ravages qu'il fait en Afrique. Pour cela, nous avons organisé une soirée qui avait pour thème le orange (couleur de lutte contre le Paludisme), puis nous avons animé une conférence ouverte à tous les étudiants avec un professeur de parasitologie. Nous y avons expliqué ce qu'est le paludisme. Nous avons fini par engager un débat sur l'importance de cette maladie, comment sensibiliser les européens...

Touchant la ville de Poitiers

Il nous semble important de toucher une population plus large que les seuls étudiants sur notre projet Laafi Bala, le paludisme, mais aussi la situation sanitaire et sociale de l'Afrique en général. Pour cela, nous avons mis en place plusieurs actions.

D'une part, nous organisons régulièrement des livraisons de croissants à domicile à Poitiers le dimanche matin (l'action a été menée 3 fois l'an dernier, nous l'avons déjà reconduite pour cette année). Les personnes intéressées nous commancent des croissants et cela nous permet de leur présenter notre projet Laafi Bala.

D'autre part, cette année encore, nous participerons au marche de Noël de Poitiers où nous vendons des bijoux et de l'artisanat burkinabé pendant 2 jours.

Enfin, nous avons tenu un stand le 25 avril dernier (Journée Mondiale de Lutte Contre le Paludisme), Rue des Grandes Ecoles, avec des gâteaux, des bonbons à la disposition des passants qui répondaient au questionnaire sur le paludisme. Pour répondre à ce questionnaire, ils devaient chercher les réponses sur les hommes-panneaux sans oublier que nous étions tous déguisés en moustiques : cela a beaucoup amusé les passants.