> Le 23 juillet 2007 : départ vers Ouagadougou à la rencontre de Vivre APED
Notre groupe, composé de 9 étudiants de 3ème année de médecine, a passé deux semaines à Ouagadougou et une semaine à Bobo Dioulasso, dans le but d’aider l’association Vivr’APED et de vérifier le bon usage des fonds reversés par le CREM (Comité Régional des Etudiants en Médecine).
A notre arrivée, nous avons commencé par une réunion de présentation avec le directeur de Vivr’APED : Alpha YAGO. Il nous a proposé un rappel de leurs activités : équipe mobile à Ouagadougou, hôpital Yalgado (hospitalisations pour les enfants, 9 assistantes maternelles y sont salariées par Vivr’APED), scolarisations, aide alimentaire et sociale aux familles atteintes par le SIDA à Ouagadougou et Bobo Dioulasso, équipe mobile à Bobo Dioulasso, centre de réinsertion Renaissance (formation professionnelle en menuiserie, coiffure et couture, cours d’alphabétisation).
Nos journées à Ouagadougou :
Nous nous sommes divisés en deux groupes : cinq étudiants se rendent au service de pédiatrie de l’hôpital et les quatre autres participent aux maraudes en ambulance.
L’hôpital Yalgado :
La matinée débute par une visite avec les assistantes maternelles, chargées de veiller au confort des patients, à la propreté des chambres et à leur rangement. Malheureusement, la précarité des lieux rend cette tache difficile. En effet, six à huit enfants sont dans la même chambre, sans sanitaires, sans draps, sans matériel médical. Les familles les accompagnent et dorment à même le sol. Chacun apporte ses ustensiles de cuisine car la nourriture n’est pas fournie par l’hôpital.
Lors de sa visite le médecin examine chaque enfant et adapte son traitement : si la famille peut financer l’hospitalisation et les médicaments, l’enfant continue à être soigné, sinon les soins sont interrompus.
Après le passage de l’équipe médicale, nous proposons des activités aux enfants dans le but de les distraire : jeux de cartes, puzzles, mikado, coloriages, collages, déguisements…
L’association possède dans ses locaux une pharmacie permettant de délivrer aux enfants pris en charge des médicaments. Une partie de ces médicaments est achetée grâce aux fonds que nous versons à Vivr’APED. L’autre partie (45 kg de médicaments) est apportée dans nos bagages. Nous avons donc participé au rangement de la pharmacie
Une assistante maternelle, Azara, est chargée de la délivrance des médicaments, conformément à la prescription médicale.
Les maraudes en ambulance:
Nous partons de l’hôpital Charles de Gaulle le matin avec les trois secouristes, Abou, Daniel et Thomas, à bord de l’ambulance et nous nous rendons dans différents quartiers de Ouagadougou à la rencontre des enfants. Les sites sont connus des familles.
A notre arrivée, les enfants se mettent en rang derrière la table que nous sortons, ils s’inscrivent et attendent leur tour pour être soignés.
Le matériel médical est sommaire, les secouristes disposent de désinfectant, coton, compresses, sparadrap et crèmes antibiotiques. Les soins sont par conséquent rudimentaires : laver la plaie, la désinfecter, mettre une pommade puis faire un pansement.
Nous avons constaté l’efficacité réelle des soins apportés par l’équipe des secouristes. Les enfants bénéficient d’un suivi régulier sur le long terme et la guérison des plaies est assurée.
La présence de l’iinfirmièr, Haoua permet de dépister plus précocement certaines maladies, de faire de la prévention auprès des mamans, de réaliser des consultations à tarif abordable (100 FCFA = 15 centimes d’euros) et de prescrire un traitement adapté (les infirmières ont le droit de prescription au Burkina Faso).
Le centre Renaissance de Bobo Dioulasso
Lors de la dernière semaine de notre voyage nous avons séjourné à Bobo Dioulasso, capitale économique du pays. Nous nous sommes rendus dans le centre de réinsertion « Renaissance » de Vivre APED. Le centre loge et nourrit une trentaine d’enfants de la rue et tente de les réinsérer.
Ils ont la possibilité de suivre une formation de menuiserie ainsi que des cours de français pendant quatre ans. Les animateurs, au nombre de quatre, tentent de les réintégrer dans leur famille, de les éduquer et d’assurer leur situation professionnelle à la sortie de la formation.
Avant notre arrivée, les jeunes ont reçu leurs diplômes de fin d’étude au cours d’une cérémonie officielle. Durant la semaine passée au centre de réinsertion, nous avons organisé un projet éducatif afin de sensibiliser les enfants.
Le jour de notre arrivée, nous avons fait la connaissance des jeunes à travers des animations. Les jours suivants, nous avons travaillé sur les thèmes du sida et de la tuberculose à travers la réalisation d’un mot croisé géant, de questionnaires et d’un panneau récapitulatif. Tous les jeunes se sont investis sur le projet à leur manière.
Cette semaine nous a permis de découvrir un autre pôle de l’association. Les animateurs nous ont présenté deux nouveaux projets sur le site de Bobo Dioulasso.
En effet, ils envisagent de mettre en place un commerce (kiosque à journaux, débit de boisson et épicerie) dans le but de s’autofinancer.
Ce projet ambitieux nous tenait énormément à cœur et votre aide nous a été précieuse afin de le mener à terme. Nous passons maintenant le relais à une nouvelle équipe toujours aussi motivée et nous espérons que nos actions seront aussi bénéfiques à Vivr’APED. Nous avons énormément appris sur le plan humain et cette expérience restera à jamais gravée dans nos mémoires. Nous avons, durant un an, beaucoup donné de notre temps et de notre énergie et ces trois semaines au Burkina Faso nous ont donné une grande leçon d’humilité tant par nos rencontres que par nos actions.
